Pour Jean Marais...
La Vie nous offre ce qui est de plus beau, mais elle nous reprend ce qui nous est le plus cher à toutes et tous…
C'est avec une grande tristesse que nous vous apprenons la mort de Jean Marais, propriétaire du camping depuis 1959.
« Jeannot » ç'est doucement éteint dans la nuit du 3 Novembre 2008, vers 21 heures ; après une brutale et rapide maladie. « Jeannot » aura mené son dernier combat contre un terrible cancer des poumons.
Combat mené, comme toujours entouré de ses plus proches, Rachel sa mère, sa femme Danielle, ses deux filles Karine et Nathalie, ses gendres Lionel et Gilles, ses trois petits enfants Emile, Anna et Théo, sa famille et bien sur tous ses plus proches et indéfectibles amis.
Que dire à une si terrible nouvelle, sinon que toute sa vie aura été synonyme d’imagination, d’un besoin permanent de construire et surtout de laisser une marque.
Je ne peux oublier également cette année marquée par l’anniversaire du camping. « Jeannot » pour le cinquantenaire du camping, ce jour là aura planté un jalon pour lui-même et nous autre . Il décidait alors de prendre du recul, se laisser du temps pour concrétiser sa retraite. Il se consacra à sa nouvelle serre de plantes grasses, la construction de son parc à moutons, son retour à une participation à la vie de la commune.
Et il y eut ce jour, durant le saison estivale. Je devais monter précipitamment à la serre de « Jeannot » pour le remplacer. Remplacer « Jeannot » inimaginable. Un terrible mal au dos l’empêchait alors de faire sa visite de la serre aux clients du camping. Visites au cours desquelles, il racontait avec beaucoup de détails sa passion pour les plantes grasses, l’histoire de son camping et donc de sa famille, l’Histoire des habitants en Cévennes. Il ne pouvait s’empêcher de communiquer au travers de ses réalisations.
Ce jour-là, « Jeannot » plantait un nouveau jalon.
Je ne peux m’empêcher de penser à la rapidité avec laquelle « Jeannot » aura réalisé ses derniers travaux, également à la vitesse de cette maladie qui ne lui laissa aucun répit ni aucune chance.
« Jeannot » a mené son ultime combat contre cette maladie jusqu’au lundi 3 Novembre 2008, il ne s’est jamais plaint de son état, faisant face à toutes ces douleurs. Son seul rempart, sa femme Danielle, sa famille, ses amis et sa seule détermination.
Une petite discussion rapportée entre « Jeannot » et Emile, son petit fils :
Emile suit son grand-père lors de la plantation d’un arbuste sur le camping et prend alors la parole,
« Je regarde bien comment tu fais, Papy, comme ça quand tu seras mort, je saurai le faire… ».
La Voie est toute tracée,
Sa mission est remplie,
Le dernier jalon est planté.

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Verdrietig hebben we op 3 november, na een ziekbed van ruim twee maanden afscheid genomen van onze liefhebbende man, vader, opa en zoon, Jean (Jeannot) Marais, eigenaar van deze camping vanaf 1959.
Jeannot deed het sinds het 50-jarig jubileum van de camping iets rustiger aan, begon voorzichtig aan zijn pensioen, we hadden hem zoveel meer tijd gegund. Zijn laatste werkzaamheden heeft hij met ongelofelijke snelheid uitgevoerd, ondanks de ziekt die hem geen enkele onderbreking of adempauze gaf.
Hij was een ondernemende man vol verbeeldingskracht die iets achter wilde laten. Ik denk dat hem dat gelukt is.
Hij hield van vertellen, over de streek en zijn bewoners, de camping en zijn familie, zijn passie voor (vet)planten en bomen.
Zijn werk wordt voortgezet, ter illustratie hiervan een stukje van een gesprek tussen Jeannot en Emile zijn jongste kleinzoon tijdens het planten van een struik op de camping;
« Je regarde bien comment tu fais, Papy, comme ça quand tu seras mort, je saurai le faire… ».
(«Ik kijk goed hoe je het doet Opa, zodat ik het zelf kan als jij dood bent ») |
On November the3d, after a sickbed of a little more than two months, we were very sad to say good bye to our loving husband, father, grandfather and son, Jean (Jeannot) Marais, the owner of this campsite since 1959.
Jeannot had started to retire from his work for the 50th Jubilee of the campsite this year, he should have had much more time to enjoy his retirement.. He executed his last work with incredible speed, despite the illness that left him no brake or pause for breath.
He was an enterprising man full of imagination who wanted to leave something behind. I think he succeeded at that.
He was a great storyteller, he loved to tell about the region and it’s inhabitants, about the campsite and his family, about his passion for succulents, plants and trees.
His work will be continued, as this little piece of conversation between Jeannot and his youngest grandson Emile illustrates, while they were planting a bush on the campsite: « Je regarde bien comment tu fais, Papy, comme ça quand tu seras mort, je saurai le faire… ».( “I look very closely how you do granddad, like this, when you’ll be dead, I’ll know how to do it myself…”) |
Betrübt haben wir uns am 3. November, nach einem Krankenlager von etwa 2 Monaten, von unserem liebhabenden Mann, Vater, Opa und Sohn Jean Marais (Jeannot), Eigner dieses Campingplatzes seit 1959, verabschiedet.
Jeannot gang seit dem 50. Jubiläum des Campingplatzes nach und nach auf Rente, wir hätten Ihm soviel mehr Zeit gegönnt. Trotz der Krankheit die ihm kein einzige Unterbrechung oder Verschnaufpause gab, hat er seine letzten Arbeiten mit unglaublicher Geschwindigkeit ausgeführt.
Er war ein unternehmender Mann voll Einbildungskraft, der etwas hinterlassen wollte. Ich glaube, er hat dies erreicht.
Er möchte gerne erzählen, über den Region und seinen Einwohner, über den Campingplatz und Seine Familie, über seine Passion für (Fett)pflanzen und Bäumen.
Seine Arbeit wird weitergeführt, zur Illustration hiervon einen Zeil eines Gesprächs zwischen Jeannot und Emile, seines jüngsten Enkel, weil sie einen Strauch pflanzten auf dem Campingplatz;
« Je regarde bien comment tu fais, Papy, comme ça quand tu seras mort, je saurai le faire… ».
(«Ich gucke gut wie du das machst, Opa, sodass ich es selbst kann wann du Tot bist ») |
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